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À quelques mois de la fin de son second mandat, Patrice Talon appelle son gouvernement à une mobilisation totale et sans relâche

Alors qu’il s’apprête à passer le pouvoir à son successeur en mai 2026, après deux mandats à la tête du Bénin, le président de la République, Patrice Talon, a exhorté, mercredi 21 janvier 2026, l’ensemble de ses collaborateurs à rester pleinement mobilisés autour des actions du gouvernement.

À quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, Patrice Talon a présidé, le mercredi 21 janvier 2026, le tout premier Conseil des ministres de l’année. Une rencontre stratégique au cours de laquelle le chef de l’État est apparu « le moral haut », selon les propos rapportés par Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement.

« C’est un président de la République de combat que nous avons retrouvé à l’occasion de ce premier Conseil des ministres de l’année 2026 », a confié le porte-parole du gouvernement à la presse.

Wilfried Léandre Houngbédji a précisé que le chef de l’État a, à cette occasion, présenté ses vœux à l’ensemble de l’équipe gouvernementale, vœux auxquels l’exécutif a répondu par la voix du ministre d’État, coordonnateur de l’action gouvernementale. Selon le porte-parole, Patrice Talon n’entend nullement lever le pied de l’accélérateur à l’approche de la fin de son mandat. « C’est un chef de l’État qui a demandé à l’équipe d’être encore plus mobilisée maintenant, sur la toute dernière ligne droite », a-t-il rapporté devant la presse, le mercredi 21 janvier 2026.

Au pouvoir depuis 2016, le second mandat du président béninois prendra fin le quatrième dimanche du mois de mai 2026. Pour lui succéder à la tête de l’État, deux duos de candidats sont en lice : d’un côté, le tandem Romuald Wadagni–Mariama Chabi Talata, soutenu par la mouvance présidentielle ; de l’autre, le duo Paul Hounkpè–Judicaël Rock Hounwanou, issu de l’opposition modérée.

Le principal parti de l’opposition, Les Démocrates (LD), ne participe pas au scrutin. Son duo de candidats a en effet été recalé pour défaut de parrainage.

Même si, dans l’opinion publique, le duo Paul Hounkpè–Rock Hounwanou n’apparaît pas comme un adversaire de taille face au tandem Romuald Wadagni–Mariama Chabi Talata, notamment au regard des résultats des élections législatives, Patrice Talon estime qu’il est impératif de rester mobilisé et d’occuper le terrain durant la campagne électorale. Pour le chef de l’État, rapporte Wilfried Léandre Houngbédji, « il n’est pas question d’aller dormir sur nos lauriers, au risque de se faire dépasser par l’adversaire ».

Le président de la République a ainsi invité son équipe à rester concentrée sur la mise en œuvre rigoureuse du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), tout en demeurant attentive aux prochaines échéances politiques qui s’annoncent.

Selon les résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier, la mouvance présidentielle occupe l’ensemble des sièges à l’Assemblée nationale, avec 60 députés élus pour l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et 49 pour le Bloc républicain (BR).

Arrivé en troisième position, le parti de l’ancien président Boni Yayi, Les Démocrates (LD), a recueilli 16,20 % des suffrages, un score insuffisant pour franchir le seuil requis de 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales, condition nécessaire pour accéder au Parlement.

Auteur

Firmin SOWANOU

Firmin SOWANOU

Directeur de Publication KAFOWEB

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