Après les premiers échanges engagés avec les différentes parties prenantes, le préfet du Zou, Laurent Dhossou ZOMAÏ, a rencontré, ce mercredi 7 octobre 2026, les chauffeurs des gares routières de Bohicon ainsi que les acteurs impliqués dans la gestion du chargement et du déchargement hors parc. Une rencontre placée sous le signe du dialogue, de l’apaisement et du respect des textes, au terme de laquelle l’autorité préfectorale a annoncé la mise en place d’un comité ad hoc chargé de travailler à une nouvelle organisation du fonctionnement des parcs.

La question du fonctionnement des gares routières de Bohicon s’inscrit désormais au cœur d’une démarche de concertation impulsée par l’autorité préfectorale. Ce mercredi 7 octobre 2026, le préfet du Zou, Laurent Dhossou ZOMAÏ, a échangé directement avec les chauffeurs des gares routières, le comité d’appui à la Police républicaine dans la répression des chargements et déchargements hors parc, ainsi que les différentes parties prenantes concernées par les tensions qui affectent le fonctionnement des gares.
Cette rencontre intervient dans le prolongement de la séance de travail tenue le lundi 5 octobre 2026 au cabinet du préfet. À cette occasion, le comité d’appui à la Police républicaine, la Police républicaine et le maire de Bohicon avaient été reçus par l’autorité préfectorale. Les échanges avaient notamment permis de poser les bases d’une démarche de concertation avec les acteurs directement concernés.
C’est au cours de cette première rencontre que le préfet avait annoncé son intention de réunir les chauffeurs et les différentes parties prenantes afin d’écouter les préoccupations, d’apaiser les tensions et de rechercher des solutions permettant d’améliorer durablement le fonctionnement des gares routières.
Laurent ZOMAÏ place le dialogue au cœur de la recherche de solutions

Face aux acteurs réunis, le préfet du Zou a choisi de privilégier un échange direct et fraternel. « Je suis là ce soir pour échanger avec vous fraternellement », a-t-il déclaré en ouverture de son intervention.
Pour l’autorité préfectorale, les difficultés qui opposent les acteurs ne doivent pas conduire à la rupture du dialogue ni compromettre le fonctionnement des gares. Il a ainsi invité chacun à prendre ses responsabilités et à privilégier ce qui contribue au bien-être des populations.
S’appuyant sur un enseignement récemment rappelé par le président de la République, Laurent ZOMAÏ a exhorté les acteurs à s’interroger sur leurs comportements lorsqu’ils sont confrontés à des situations qui ne participent pas au développement. Dans cette logique, il les a invités à « surseoir à toutes tensions » susceptibles de fragiliser les relations entre les acteurs et de perturber le fonctionnement des gares routières de Bohicon.
Chargements et déchargements hors parc : le rappel des règles

Si le dialogue demeure au centre de la démarche préfectorale, l’autorité n’a pas manqué de rappeler les exigences liées au respect des textes. Laurent ZOMAÏ a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les opérations de chargement et de déchargement hors des parcs.
« Celui qui fait le chargement hors parc ou le déchargement, la sanction disciplinaire lui sera infligée par la Police républicaine », a-t-il indiqué, rappelant par ailleurs que, conformément aux textes, la Police républicaine est compétente en la matière.
Ce rappel vise à clarifier les responsabilités et à rétablir un cadre de fonctionnement dans lequel chaque acteur devra se conformer aux dispositions applicables.
De la tension au consensus : la mairie rend compte des démarches engagées

Prenant la parole, le maire de Bohicon a rendu compte des démarches entreprises depuis sa rencontre avec le préfet le lundi 5 octobre.
À son retour de la Préfecture, l’édile a indiqué avoir rencontré les deux parties prenantes afin d’échanger sur les tensions et les difficultés qui persistent depuis 2013. Les discussions se sont poursuivies le mardi avec une nouvelle rencontre des différentes parties, cette fois en présence du directeur départemental de la Police républicaine.
Après près de trois heures d’échanges, les parties ont, selon le maire, dégagé un consensus autour de la nécessité de travailler désormais ensemble.
L’autorité communale a, à cette occasion, exprimé ses remerciements au préfet Laurent ZOMAÏ pour sa démarche et son esprit rassembleur, saluant particulièrement sa volonté de privilégier le dialogue et de rechercher des solutions favorables au développement de la commune.
Un comité ad hoc pour refonder le fonctionnement des parcs
Pour donner une suite concrète aux différents échanges, le préfet Laurent ZOMAÏ a annoncé la mise en place d’un comité ad hoc.
Cette structure sera composée d’un représentant de la mairie, d’un représentant de la Police républicaine et d’un représentant de la Préfecture. Les deux camps concernés devront, pour leur part, désigner chacun deux représentants.
Le comité aura pour mission de travailler sur les dispositions relatives au fonctionnement des parcs et de procéder à un examen des textes qui encadrent leur organisation. Il devra ainsi dégager des propositions permettant de clarifier les modalités de fonctionnement et de favoriser une meilleure organisation des activités.
Une fois ce travail achevé, les conclusions du comité seront présentées à l’ensemble des équipes et des chauffeurs afin de permettre une appropriation collective des dispositions retenues et de créer les conditions d’une relance harmonieuse du fonctionnement des parcs.
« Voilà ma décision. Si vous y êtes d’accord, dites-le et là on se lance dessus », a déclaré le préfet, invitant ainsi les acteurs à s’inscrire dans cette nouvelle dynamique de concertation.
Cohésion et respect des textes, les exigences posées par l’autorité préfectorale
En conclusion des échanges, Laurent Dhossou ZOMAÏ a appelé les différents acteurs à privilégier la cohésion, le respect des textes et l’intérêt des populations. Il les a notamment invités à éviter au maximum les opérations de chargement et de déchargement hors des parcs, afin de prévenir de nouvelles tensions et de préserver le bon fonctionnement des gares routières.
À travers cette initiative, l’autorité préfectorale entend donc créer un cadre de travail réunissant les différentes sensibilités autour d’une même table, pour examiner les difficultés existantes, revisiter les règles applicables et dégager des modalités de fonctionnement acceptées par les parties.
La délégation préfectorale à cette rencontre était composée du secrétaire général départemental, Monsieur Nonvidé Rodrigue MICHOWADOU, ainsi que des deux chargés de mission du préfet.

















