Sous l’égide de l’OOAS et le parrainage du Président de l’Assemblée Nationale du Bénin, les parlementaires de la CEDEAO explorent les mécanismes de sécurisation des ressources internes pour transformer le capital humain régional.
Le Dôme du Sofitel Cotonou Marina Hotel est devenu, ce mercredi 25 mars 2026, l’épicentre de la réflexion stratégique sur la politique régionale de santé communautaire. Sous l’impulsion de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et la direction de son Directeur Général, le Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, ce conclave international réunit décideurs et parlementaires de l’espace CEDEAO. L’objectif est sans équivoque : bâtir des systèmes de santé participatifs, équitables et affranchis de la dépendance extérieure.
La cérémonie d’ouverture, placée sous le haut patronage du Président de l’Assemblée nationale du Bénin, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a mobilisé un parterre de personnalités, dont le Ministre béninois de la Santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin.
Le défi de la finitude des ressources incertaines
D’entrée de jeu, le DG de l’OOAS a porté la voix du Président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, pour exprimer sa gratitude au Chef de l’État, Patrice Talon, ainsi qu’au Professeur Djogbénou pour leur engagement en faveur du bien-être social. Saluant l’appui des partenaires tels que l’AUDA-NEPAD, le Dr Aïssi a posé un diagnostic lucide : l’Afrique de l’Ouest ne peut plus fonder la sécurité sanitaire de ses populations sur des aides volatiles.
« Il urge, à travers des mécanismes innovants, de sécuriser le financement de la santé en travaillant davantage sur la mobilisation du financement domestique », a-t-il martelé, appelant à un changement de paradigme financier.
La santé : Un investissement politique au rendement économique majeur
Prenant le relais, le Ministre Benjamin Hounkpatin a souligné que la mobilisation des ressources internes transcende le simple cadre technique pour devenir un impératif politique. Selon le Professeur, la gestion rigoureuse et la transparence sont les piliers de cette stratégie qui doit mener à la Couverture Sanitaire Universelle (CSU).
Le Ministre a rappelé une équation économique essentielle : chaque dollar investi dans la santé se traduit par une hausse de la productivité et une croissance durable. « La santé demeure l’un des investissements publics au rendement social et économique le plus élevé à long terme », a-t-il affirmé, exhortant les participants à identifier des options concrètes pour accroître les budgets nationaux dédiés au secteur.
L’appel à l’action parlementaire : Passer des promesses aux budgets
Représentant le Président de l’Assemblée nationale empêché, le Directeur de Cabinet, l’honorable Abou Torou, a officiellement lancé les travaux. Dans un discours empreint de gravité, il a rappelé que la santé est le socle de la stabilité sociale et de la prospérité.
S’adressant directement aux élus de la sous-région, il a insisté sur la responsabilité historique des parlementaires dans l’affirmation de la souveraineté sanitaire africaine : « L’histoire vous observe, elle retiendra moins vos discours que vos décisions. Il vous appartient désormais de transformer les promesses en politique, les engagements en budget et les idéaux en réalité. »
Pendant ces assises, les cadres et outils de la CEDEAO seront passés au crible pour que la mobilisation des ressources domestiques ne soit plus une aspiration, mais une composante structurelle des économies ouest-africaines.

















