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Entre passion, résistance et transmission : Samuel Coffi Dayou totalise 14 ans de combat pour la valorisation de la culture Adja-Tado sur les ondes de Radio Tokpa

Dans l’univers médiatique béninois, le nom de Samuel Coffi Dayou résonne désormais comme un hymne à la résistance culturelle. Journaliste et animateur émérite à Radio Tokpa, ce digne fils Adja, qui surnomme affectueusement ses frères et sœurs originaires Du milieu les « Adjavi Akohouka », totalise quatorze années d’un engagement indéfectible. À travers son émission culturelle « Adjaha wo dede », il a su transformer une simple tranche d’antenne en un véritable sanctuaire pour les rythmes, les danses et les valeurs éducatives de sa communauté.

Le parcours d’un passionné au service de son identité

L’histoire commence par un constat amer : entre 2008 et 2011, alors qu’il officiait à Radio Maranatha, Samuel Dayou s’indigne de la rareté des œuvres Adja dans les programmations musicales. Cette « révolte » intérieure, nourrie par une enfance passée auprès de sa grand-mère, l’a poussé à fouiller les archives et à redécouvrir la profondeur de sa propre culture. En 2012, il intègre Radio Tokpa avec une vision claire : donner une voix à ceux qu’il appelle les « Adjavi Akohouka ».

Son approche ne se limite pas à la diffusion musicale. Fort de son parcours de choriste et de maître de chœur dès l’adolescence, il a su structurer une émission où la mélodie sert de véhicule à l’éducation. Aujourd’hui, son influence dépasse les frontières de sa station, poussant d’autres médias à s’intéresser à cette langue et à cette culture qu’il défend avec une rigueur quasi spirituelle.

DÉCLARATION INTÉGRALE DE SAMUEL COFFI DAYOU

L’origine de l’engagement
« Je m’appelle Samuel Coffi Dayou. Depuis plusieurs années, je suis engagé dans une mission de valorisation de la culture Adja au Bénin. Cette initiative est née d’une profonde révolte, mais aussi d’une grande déception. À un moment donné, j’ai constaté que les valeurs de notre communauté étaient peu mises en avant. Je suis Adja, et très tôt, j’ai ressenti le besoin de valoriser ma culture. »

Le constat sur le terrain
« Quand j’étais animateur à Radio Maranatha, entre 2008 et 2011, j’ai remarqué que mon répertoire musical était très pauvre en œuvres Adja. Je me suis alors demandé pourquoi la musique Adja restait aussi peu visible. J’ai commencé à faire des recherches et j’ai fini par comprendre qu’il y avait bel et bien une riche matière musicale. C’est ce qui m’a conduit, en 2012, à créer le concept « Adjaha wo dede » sur Radio Tokpa. »

Une vision éducative et sociale
« Très vite, j’ai compris que la culture ne se limite pas à la musique. J’ai eu la chance de découvrir les valeurs éducatives de notre communauté : le respect, le sens de l’honneur, la discipline et le travail bien fait. Il fallait aussi parler d’éducation et de comportement. C’est ce qui m’a poussé à mettre en place des conseils pratiques et à adopter une posture de chroniqueur pour dénoncer certains mauvais comportements. »

La richesse du patrimoine « Adjaha wo dede »
« Le cœur du concept, c’est d’abord la valorisation des rythmes Adja. J’ai grandi avec un véritable goût pour la musique. Nos rythmes sont riches, variés et dialoguent avec d’autres sonorités africaines. La discographie Adja est très large, profonde et dense avec des rythmes tels que : Achikpé, Kpanoukpé, Gogohoun, etc. À cela s’ajoute aujourd’hui le Adja piano grâce à la modernisation. »

L’impact médiatique et communautaire
« L’impact est réel. Avant, on entendait très peu la langue Adja sur les radios privées. Aujourd’hui, l’émission a attiré un large public, au point d’influencer d’autres radios. Cela a redonné de la fierté à la communauté. Quand les gens me croisent, ils m’appellent souvent « Adjaha wo dede ». »

Dénonciations et alphabétisation
« Je dénonce le fait que certains veulent ressembler à d’autres modèles au détriment de leurs propres valeurs. J’ai aussi dénoncé ce que certains hommes de Dieu diabolisent dans nos valeurs culturelles, comme le fait de couvrir le corps d’un parent décédé lors de son enterrement. La pratique de la langue maternelle est la pièce maîtresse : le nom de l’émission signifie « Rien que la musique adja, rien que la langue adja ». Pour promouvoir l’alphabétisation, j’organise des concours de chant annuels. »

Appel à la communauté et perspectives
« La valorisation de la culture nécessite des moyens. L’acteur culturel a besoin de ressources financières conséquentes. Je projette de redonner vie à ces chansons qui ont bercé notre enfance mais qui n’ont jamais été produites. J’en appelle donc aux personnes de bonne volonté de ma noble communauté à nous apporter leur soutien financier. »

Message à la jeunesse et Mot de fin
« À la jeunesse, je demande de ne pas avoir honte de son identité culturelle. La modernité peut aller de pair avec l’enracinement. Je tiens à remercier l’Architecte de l’univers, Dieu, ma famille, mes amis, ainsi que Monsieur Guy Kpakpo (Promoteur de Radio Tokpa) et Monsieur Donklam Abalo. Mes remerciements vont aussi aux journalistes natifs du Couffo, aux notables et à l’équipe du journal Les Quatre Vérités. »

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Auteur

Firmin SOWANOU

Firmin SOWANOU

Directeur de Publication KAFOWEB

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