Lors d’une séance très suivie des questions d’actualité au gouvernement ce vendredi dans les locaux de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a livré une intervention forte, marquée par des annonces fermes sur la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption et la défense de la souveraineté culturelle africaine face aux influences occidentales. Devant les députés, le Premier ministre sénégalais a affiché sa volonté de renforcer la discipline au sein de l’administration tout en assumant un discours politique sans détour sur plusieurs sujets sensibles.
Entre rigueur budgétaire, lutte contre l’impunité et rejet des pressions occidentales
Dans son intervention, Ousmane Sonko a dénoncé les nombreux déplacements effectués par certains hauts responsables de l’administration sénégalaise. Il a déclaré avoir constaté avec étonnement que certains directeurs généraux avaient passé jusqu’à 33 jours à l’étranger en l’espace de seulement 90 jours. Une situation qu’il considère incompatible avec les efforts de rationalisation des dépenses publiques engagés par son gouvernement.
Face à cette réalité, le chef du gouvernement a annoncé une mesure immédiate : désormais, tous les déplacements des directeurs généraux devront obligatoirement recevoir son approbation préalable avant toute mission officielle. Dans la même dynamique, il a indiqué avoir suspendu l’ensemble des déplacements des ministres, excepté les missions à caractère statutaire, afin de mieux maîtriser les charges publiques et recentrer l’action gouvernementale sur les priorités nationales.
Le Premier ministre sénégalais a également adopté une position particulièrement ferme sur les questions de gouvernance et de corruption. Devant les parlementaires, il a estimé que les auteurs de détournements de fonds publics ainsi que les responsables impliqués dans les affaires de dette cachée doivent répondre de leurs actes devant la justice. Pour lui, l’impunité ne peut plus être tolérée dans la gestion des ressources de l’État, plaidant ouvertement pour des sanctions pénales contre les personnes reconnues coupables de malversations financières.
Au-delà des questions économiques et administratives, Ousmane Sonko s’est aussi exprimé sur les débats sociétaux internationaux. Critiquant certaines puissances occidentales, il a affirmé que l’Occident, grâce à ses moyens financiers et à son influence médiatique, chercherait à imposer certaines pratiques et visions sociétales au reste du monde, notamment sur la question de l’homosexualité. Le chef du gouvernement sénégalais a déclaré que chaque peuple reste libre de ses choix, mais que le Sénégal n’a pas de leçons à recevoir de l’extérieur et entend préserver ses propres références culturelles, sociales et religieuses.
À travers cette sortie politique largement commentée, Ousmane Sonko confirme sa volonté d’incarner une gouvernance de rupture fondée sur la rigueur budgétaire, la reddition des comptes, l’autorité de l’État et l’affirmation d’une souveraineté politique et culturelle assumée.
















