Au Nigeria, une vive controverse secoue déjà la scène politique à l’approche des élections législatives de 2027. Mahmud Sadis Buba, présenté comme candidat du parti au pouvoir, l’All Progressives Congress (APC), dans la circonscription de Sabon Gari, dans l’État de Kaduna, a été contraint d’annoncer son retrait officiel de la course électorale après la révélation d’informations contradictoires concernant son âge réel.
Souffrant de nanisme héréditaire, le jeune homme avait pourtant affirmé publiquement, au cours d’un entretien accordé à la BBC Pidgin, être né en 1995, ce qui lui donnait théoriquement l’âge requis pour briguer un siège à la Chambre des représentants nigériane. Conformément à la Constitution du Nigeria, tout candidat à cette fonction doit être âgé d’au moins 25 ans.
Cependant, une enquête menée par le média Peoples Gazette et fondée sur les données de la base nationale d’identité nigériane a semé le doute sur la véracité de ces déclarations. Selon les informations révélées, Mahmud Sadis Buba serait en réalité né le 27 août 2010, ce qui signifierait qu’il n’aurait actuellement que 15 ans, le rendant automatiquement inéligible aux élections prévues en 2027.
Face à l’ampleur de la polémique et à la pression médiatique grandissante, l’intéressé a finalement officialisé le retrait de sa candidature. Cette affaire continue néanmoins d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique nigériane, notamment en raison de la proximité affichée du jeune homme avec plusieurs personnalités politiques influentes avant l’éclatement du scandale.
L’incident relance également les discussions sur les mécanismes de vérification des candidatures, la fiabilité des déclarations administratives et la transparence du processus politique au Nigeria, dans un contexte où la crédibilité des institutions électorales demeure un sujet sensible.















