À peine installé à la tête de l’État, le Président de la République, Romuald Wadagni, imprime déjà sa marque à l’action gouvernementale. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 3 juin 2026, le gouvernement a décidé d’engager une révision du budget national afin de l’adapter aux nouvelles orientations définies depuis l’investiture du chef de l’État.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté des nouvelles autorités de traduire rapidement en actions concrètes les engagements pris devant les populations. Le budget général de l’État, adopté en fin d’année 2025 et exécuté depuis le 1er janvier 2026, avait été arrêté à 3.783,984 milliards de FCFA avec pour objectifs de soutenir une croissance économique soutenue, de poursuivre les investissements structurants du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et de renforcer les politiques sociales.
Cependant, les nouvelles ambitions affichées par le Président Romuald Wadagni nécessitent des ressources supplémentaires afin d’accélérer plusieurs chantiers jugés prioritaires pour le développement du pays et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Parmi les mesures annoncées figurent notamment la réalisation de points d’eau dans les écoles et centres de santé, le renforcement de l’assurance maladie obligatoire, l’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des mille premiers jours de vie, ainsi que la prise en charge des personnes en situation de mendicité et des enfants vivant dans la rue.
Le gouvernement entend également généraliser la gratuité de la scolarité des filles dans l’enseignement secondaire général et technique dès la rentrée scolaire 2026-2027, renforcer les infrastructures destinées aux cantines scolaires à travers la construction de magasins de stockage, poursuivre le déploiement d’un système moderne de vidéoprotection dans les grandes agglomérations et accélérer la mise en œuvre de la nouvelle phase opérationnelle du Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC).
À ces actions s’ajoutent le renforcement des investissements dans les secteurs de la santé, de l’assainissement et des transports, ainsi que le maintien des subventions aux intrants agricoles afin de soutenir durablement la production nationale et la sécurité alimentaire.
Pour accompagner ces nouvelles priorités, l’Exécutif propose de porter le budget de l’État à 4.086,620 milliards de FCFA contre 3.783,984 milliards de FCFA prévus dans la loi de finances initiale, soit une hausse d’environ 8 %.
Le projet de loi de finances rectificative sera prochainement transmis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption. Son approbation permettra au gouvernement de disposer des moyens nécessaires pour mettre en œuvre les engagements du nouveau quinquennat et accélérer la transformation économique et sociale du Bénin.

















