À l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’excellence académique et la réflexion juridique de haut niveau étaient à l’honneur ce lundi 8 juin 2026 à l’occasion de la soutenance de thèse de doctorat de Samir Séro Zimé Yerima. Organisée dans la prestigieuse salle Duroselle de l’École doctorale de droit, cette cérémonie a réuni d’éminentes personnalités du monde universitaire et judiciaire autour d’un travail de recherche salué pour sa profondeur scientifique et sa pertinence contemporaine.
L’événement a revêtu un caractère particulier avec la présence remarquée du Professeur Cossi Dorothé SOSSA, Président de la Cour constitutionnelle du Bénin, invité à siéger au sein du jury présidé par le Professeur Xavier Philippe. Sa participation a conféré à cette soutenance une dimension institutionnelle et internationale, illustrant la vitalité des échanges entre les systèmes juridiques africains et européens ainsi que l’importance croissante des contributions africaines à la doctrine constitutionnelle contemporaine.

Face à un jury composé d’universitaires de renom, Samir Séro Zimé Yerima a défendu avec succès une thèse intitulée : « La subjectivisation du contentieux constitutionnel au prisme des droits fondamentaux. Éléments pour une théorie de l’agir constitutionnel à partir des expériences de l’Afrique du Sud, du Bénin et de la France ».

À travers une analyse comparative rigoureuse, le désormais docteur en droit a exploré les évolutions du contentieux constitutionnel dans différents espaces juridiques, mettant en lumière la manière dont les juridictions constitutionnelles intègrent progressivement les droits fondamentaux dans leur office. Son travail propose une réflexion approfondie sur la transformation du rôle du juge constitutionnel et sur les nouvelles dynamiques de protection des libertés et droits fondamentaux au sein des démocraties contemporaines.
Séduit par la qualité de la démonstration, la richesse de la réflexion théorique ainsi que la portée scientifique des conclusions présentées, le jury a unanimement félicité le candidat et lui a décerné le grade de docteur en droit public. La remise de la toge doctorale, suivie de la traditionnelle séance photographique, a marqué l’aboutissement d’un parcours académique exigeant, dans une ambiance mêlant émotion, fierté et solennité.
La présence de la Vice-Présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, mère du récipiendaire, a ajouté une dimension symbolique et particulièrement émouvante à cette célébration académique. Aux côtés du Professeur Dorothé SOSSA, elle a témoigné de l’importance accordée à la formation, à la recherche et à l’excellence intellectuelle dans la construction des élites de demain.
Au-delà de son caractère familial et protocolaire, cette soutenance s’impose comme une illustration éloquente du rayonnement de la recherche africaine sur la scène universitaire internationale. Elle témoigne également de la nécessité de croiser les expériences juridiques pour enrichir les débats contemporains sur l’État de droit, la justice constitutionnelle et la protection effective des droits fondamentaux.

















