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CEDEAO : la SCRTM/UNSTB Afiavi Yolande ADINSI participe du 13 au 15 mai 2025 à la réunion de validation de la stratégie et du plan d’action sur la migration de la main-d’œuvre à Accra-Ghana

Accra, Ghana, du 13 au 15 mai 2025, la capitale ghanéenne a accueilli une réunion de haut niveau visant à valider la stratégie et le plan d’action de la CEDEAO sur la migration de la main-d’œuvre. Ce rendez-vous stratégique, soutenu par l’Union africaine, l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et divers partenaires techniques et financiers, a mobilisé des représentants syndicaux, institutionnels et experts techniques de l’ensemble de l’espace CEDEAO.

Les travailleurs du Bénin ont été représenté par Madame Afiavi Yolande ADINSI, chargée du Secrétariat des Réfugiés et du Travail des Migrants (SCRTM) au sein de la structure UNSTB. Elle est également présidente de l’Alliance Aube Nouvelle, coalition regroupant les trois grandes centrales syndicales du Bénin : la CSA-Bénin, l’UNSTB et la CGTB. À travers cette double casquette syndicale et régionale, Madame ADINSI a activement pris part aux réflexions et aux échanges stratégiques autour des enjeux cruciaux de la migration de main-d’œuvre dans la sous-région.

Une réunion décisive pour un tournant régional

Depuis près de cinq décennies, la CEDEAO milite pour la libre circulation des personnes, des biens et des travailleurs à travers le Protocole de 1979. Mais les défis persistants liés à sa mise en œuvre complète appellent aujourd’hui à une actualisation et à une redynamisation des mécanismes existants. La rencontre d’Accra s’inscrit dans cette dynamique et ambitionne de doter la région d’un cadre d’action cohérent, inclusif et protecteur des droits des travailleurs migrants.

Dans son intervention, Madame ADINSI a souligné l’écart entre les engagements politiques souvent proclamés et la réalité vécue sur le terrain :

« Les travailleurs béninois et ouest-africains attendent des mécanismes efficaces de protection, de reconnaissance des compétences et de mobilité sécurisée. »

Une réalité migratoire aux multiples visages

Avec 8,2 millions de migrants recensés dans la région ouest-africaine, dont 45 % de femmes, la migration de main-d’œuvre représente un véritable moteur de développement, mais également un domaine où les inégalités et les vulnérabilités persistent. Selon les données de l’Union africaine, 3,7 millions de ces migrants sont des travailleurs internationaux, dont 1,6 million de femmes et de jeunes âgés de 15 à 35 ans.

L’enjeu est donc de taille pour les gouvernements, les syndicats et les partenaires sociaux, qui doivent conjuguer mobilité et droits fondamentaux. Pour Madame ADINSI :

« La CEDEAO doit créer un environnement plus juste, où chaque travailleur peut s’épanouir, quel que soit son pays d’origine. »

Une stratégie régionale ambitieuse

Le document stratégique en cours de validation met en avant plusieurs axes majeurs :

  • la gouvernance concertée des flux migratoires,
  • l’harmonisation des législations nationales,
  • la facilitation d’une mobilité légale, ordonnée et sécurisée,
  • l’adéquation entre offres et demandes d’emploi à l’échelle régionale.

Tout au long des travaux de la première journée, Madame ADINSI a porté avec fermeté les préoccupations des travailleurs béninois. Elle a notamment plaidé pour :

  • une meilleure protection sociale des migrants,
  • une reconnaissance équitable des qualifications professionnelles,
  • la lutte contre l’exploitation et la discrimination, avec un accent particulier sur les droits des femmes migrantes. Un leadership syndical affirmé au service des travailleurs

En marge des séances plénières, Madame ADINSI a multiplié les rencontres bilatérales avec des leaders syndicaux venus du Nigeria, du Togo, du Sénégal, et d’autres pays de la sous-région. Ces échanges ont permis de renforcer les alliances intersyndicales autour de la défense des droits des travailleurs migrants et de poser les bases d’une coopération technique durable.

Sa participation a été saluée comme un exemple de diplomatie syndicale efficace et engagée. Madame ADINSI participe à cette rencontre d’envergure régionale avec un objectif clair : faire entendre la voix des travailleurs béninois dans les instances régionales et internationales, et contribuer à l’avènement d’une Afrique de l’Ouest plus solidaire, plus intégrée et plus équitable.

Auteur

Firmin SOWANOU

Firmin SOWANOU

Directeur de Publication KAFOWEB

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