La mairie de Cotonou est secouée par une série d’arrestations visant plusieurs de ses responsables élus, plongeant l’administration communale dans une zone de turbulences inédite. En l’espace de quelques jours, deux conseillers municipaux ont été placés sous mandat de dépôt, révélant des affaires aux ramifications potentiellement étendues.
Le dernier en date est le conseiller communal Adingnin Pipaul, membre du Bloc Républicain. Il a été arrêté et placé en détention provisoire ce mercredi 6 mai 2026 par la Cour spéciale des affaires foncières, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’escroquerie, de stellionat et d’abus de fonction. Les accusations concernent notamment des transactions jugées douteuses liées à un domaine de la collectivité Adjahouto, dans la commune de Sèmè-Kpodji, ainsi qu’un titre foncier appartenant à l’État. Selon l’investigateur, le préjudice évoqué dans ce dossier dépasserait les 245 millions de francs CFA.
Cette affaire ne serait pas isolée. Plusieurs autres acteurs locaux, dont un ancien chef d’arrondissement de Sèmè-Kpodji, auraient également été interpellés dans le cadre de la même enquête. Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de cerner l’ampleur du réseau et d’identifier d’éventuelles responsabilités supplémentaires.
Cette arrestation intervient peu après celle du chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, interpellé le 1er mai 2026. Élu de l’Union Progressiste le Renouveau, il est poursuivi pour abus de fonction et a déjà été présenté au parquet de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, où son dossier suit son cours.

















