Le Conseil d’administration de la Banque islamique de développement (Bid) a approuvé, en décembre dernier, un financement exceptionnel d’environ 201 milliards F Cfa (1,365 milliard de dollars) pour le projet de reconstruction et de modernisation de la route Godomey–Ouidah–Hillacondji. Ce montant constitue le financement le plus élevé accordé parmi l’ensemble des projets validés lors de cette session, témoignant de la confiance renouvelée de l’institution envers la gouvernance béninoise, conduite par le président Patrice Talon.
Un partenariat stratégique pour le développement national
Ce financement record illustre le rôle central du partenariat entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes dans le développement du pays. Depuis plusieurs décennies, ces institutions financières accompagnent la réalisation d’infrastructures structurantes, contribuant de manière durable à la transformation économique et sociale du Bénin.
Long de 58 kilomètres, le tronçon Godomey–Ouidah–Hillacondji représente une composante essentielle du corridor régional Abidjan–Lagos, l’un des axes économiques les plus stratégiques d’Afrique de l’Ouest. Le projet, cofinancé par la Banque africaine de développement (Bad), le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), vise à améliorer la fluidité et la sécurité du trafic routier, tout en renforçant l’intégration régionale et les échanges économiques entre les pays riverains.
Des échanges diplomatiques décisifs pour renforcer la coopération
Cette décision majeure s’inscrit dans la continuité des échanges bilatéraux approfondis entre la délégation béninoise et les dirigeants du Groupe de la Bid, en marge des Assemblées annuelles tenues à Alger. Les discussions, menées avec le président de la Bid, Dr Mohammed Al Jasser, et le vice-président des Opérations, Dr Ahmed Rami, ont porté sur l’augmentation des concours financiers en faveur du Bénin, au regard des performances économiques du pays et de ses réformes structurelles.
La délégation béninoise était conduite par le ministre d’État Romuald Wadagni, gouverneur du Groupe de la Bid pour le Bénin, avec la participation active du chargé de mission du président de la République, Dr Zul-Kifl Salami.
Une vision de développement durable et inclusif
Les Assemblées annuelles ont également été marquées par des interventions de haut niveau, dont celle du ministre d’État Romuald Wadagni, saluée pour sa pertinence stratégique. « En diversifiant nos leviers de croissance, nous bâtissons une économie au service du bien-être collectif, fondée sur une transformation structurelle capable de résister aux crises et de répondre durablement aux besoins des populations », a-t-il déclaré.
Le corridor Abidjan–Lagos, partagé par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, fait l’objet d’une attention particulière de la part des partenaires techniques et financiers. Les structures béninoises impliquées sont ainsi appelées à faire preuve de rigueur, célérité et bonne gouvernance, afin de préserver la crédibilité du pays et honorer la confiance accordée.
Des projets emblématiques qui témoignent de l’efficacité de la coopération
Le financement de la Bid s’inscrit dans un ensemble de projets phares déjà soutenus par les Fonds et Banques arabes, parmi lesquels : le barrage hydroélectrique de Nangbéto, les axes routiers Dassa–Parakou, Savalou–Djougou–Porga et Parakou–Djougou, la phase 1 du projet de lutte contre l’érosion côtière, la centrale électrique Maria Gléta 2 (127 MW), et la construction de résidences universitaires.
À ces investissements s’ajoutent les cantines scolaires, une initiative de la Bid ayant significativement amélioré les performances scolaires à l’échelle nationale, illustrant ainsi la dimension inclusive et sociale des financements accordés au Bénin.


















