Face à l’interruption des travaux sur l’axe stratégique Dogbo–Lalo par les populations locales, les autorités préfectorales et communales ont choisi la voie de la médiation de proximité. Entre appels à la discipline républicaine et assurances d’un plaidoyer auprès du Chef de l’État, le Préfet et le Maire restaurent le climat de confiance indispensable à la poursuite du développement infrastructurel.
Une médiation d’urgence pour la cohésion sociale
Le département du Couffo a été le théâtre, ces derniers jours, d’un regain de tension sociale au sein de l’arrondissement de Lokogba, dans la commune de Lalo. Au cœur de la discorde : le tracé d’un carrefour prévu dans le cadre des travaux de bitumage de l’axe routier Dogbo–Lalo, jugé inadapté par les résidents qui y voient une menace pour la fluidité de leurs échanges économiques locaux. Face à l’interruption physique des chantiers par une population désorientée, le Préfet du département, Christophe H. MEGBEDJI, accompagné du Maire de la commune de Lalo, Georges EKPE, se sont rendus promptement sur les lieux. Cette descente au chevet des administrés ne visait pas seulement à constater les faits, mais à instaurer un dialogue de vérité pour apaiser les cœurs et réaffirmer la primauté de l’intérêt général sur les velléités de contestation par la force.
L’exhortation préfectorale à la retenue et au civisme
Prenant la parole devant une assemblée attentive, le Préfet Christophe H. MEGBEDJI a usé de pédagogie pour ramener la sérénité. Avec la fermeté et la bienveillance qui caractérisent l’autorité de l’État, il a invité les populations de Lokogba à la retenue, fustigeant les méthodes de revendication musclées qui ne font que retarder le progrès commun. Le Préfet a souligné que le développement ne peut s’envisager dans le chaos et que toute doléance, aussi légitime soit-elle, doit s’exprimer dans le cadre des institutions républicaines. En demandant expressément aux citoyens de ne plus user de la force pour interrompre les travaux publics, le représentant de l’État a rappelé que le gouvernement reste ouvert aux ajustements techniques, à condition que ceux-ci soient discutés dans le calme et le respect des normes en vigueur.
La Mairie de Lalo, courroie de transmission et de solutions
S’inscrivant dans la même dynamique de pacification, le Maire de Lalo, Georges EKPE, a exhorté ses administrés à un changement de paradigme dans la gestion des conflits. Il a lancé un appel vibrant à la population de Lokogba, et plus largement à l’ensemble de la commune de Lalo, les invitant à renoncer définitivement aux soulèvements populaires face aux situations de mécontentement. « Je demande à la population de ne plus se soulever contre ces situations à l’avenir, mais plutôt de porter systématiquement l’information à la mairie », a-t-il déclaré, précisant que l’administration communale est le premier interlocuteur capable de saisir l’autorité préfectorale pour un arbitrage institutionnel. Pour l’édile, la collaboration entre les administrés et la municipalité est le gage d’une gouvernance locale réussie et d’une résolution pacifique des différends techniques liés aux infrastructures.
En conclusion de cette médiation, le Maire Georges EKPE a tenu à rassurer ses concitoyens sur la sollicitude constante du sommet de l’État. Il a réaffirmé sa confiance en la vision du Président de la République, Patrice TALON, dont l’écoute attentive face aux besoins des populations n’est plus à démontrer. L’autorité communale a ainsi laissé entendre que le Chef de l’État ne manquera pas de porter un regard bienveillant sur le dossier de Lokogba afin d’apporter les solutions techniques adéquates aux besoins routiers de la région. Cette promesse d’un « clin d’œil » présidentiel vient renforcer l’espoir d’une issue favorable où le bitume, symbole de modernité, se conjuguera enfin avec l’épanouissement économique et social des populations de Lalo.

















