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Rentrée politique 2026 de l’Union Progressiste le Renouveau : Eudoxie Dakpè pose les fondements d’une gouvernance communale modernisée et performante pour le septennat 2026-2033

Le 1er mars 2026, au Palais de la Gratitude à Abomey-Calavi, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) a officiellement lancé sa mandature communale 2026-2033 dans une atmosphère mêlant rigueur institutionnelle et ferveur militante. Cette rentrée politique, loin d’être une simple formalité de calendrier, a pris l’allure d’un véritable acte fondateur pour les élus locaux du parti à travers les 77 communes du Bénin.

Au cœur de cette rencontre, une communication magistrale de Madame Eudoxie Dakpè, Conseillère technique à la décentralisation du président de l’Assemblée nationale. Devant un parterre composé de députés, de maires récemment installés, de conseillers communaux, de chefs d’arrondissement et de militants venus de tout le pays, elle a exposé avec pédagogie les « Compétences du Conseil communal dans une administration territoriale rénovée : agir pour une gouvernance apaisée et performante ».

Une pédagogie juridique au service des élus locaux

S’appuyant sur les textes fondamentaux, notamment la Constitution du 11 décembre 1990 révisée en 2019 et la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale, la conférencière a déroulé méthodiquement les principes qui encadrent l’action communale.

Loin d’une simple lecture technique, son intervention a pris la forme d’une véritable leçon de droit appliqué. Chaque disposition évoquée a été contextualisée, illustrée et traduite en implications concrètes pour les élus. Elle a insisté sur la clarification des rôles entre l’organe délibérant et l’administration communale : le Conseil communal délibère, fixe les orientations et contrôle l’action de l’exécutif, tandis que l’administration assure la mise en œuvre des décisions.

Dans cette architecture rénovée, le Maire demeure la première autorité politico-administrative de la commune, alors que le Secrétaire exécutif garantit la gestion administrative et technique. Une complémentarité que Madame Dakpè a présentée comme une synergie indispensable plutôt qu’une rivalité institutionnelle. « Une commune forte n’est pas celle où les pouvoirs s’affrontent, mais celle où les responsabilités s’additionnent », a-t-elle martelé sous les applaudissements.

La commune, creuset de démocratie locale et d’inclusion

Au-delà des mécanismes juridiques, l’oratrice a élargi son propos à la dimension participative de la gouvernance locale. Elle a exhorté les élus à faire de la concertation un réflexe permanent, en associant les forces vives — société civile, leaders communautaires, jeunes, femmes et acteurs économiques — aux décisions structurantes.

Dans un contexte marqué par des attentes citoyennes accrues, le message est apparu limpide : la mandature 2026-2033 devra placer l’intérêt général au-dessus des considérations partisanes. La commune doit devenir un espace partagé, un laboratoire de démocratie de proximité où la transparence et l’écoute prévalent.

Performance financière et FADeC : l’exigence de résultats

L’un des temps forts de la communication a porté sur la performance budgétaire, notamment à travers le Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC). Madame Dakpè a rappelé que l’évolution des recettes propres constitue un indicateur déterminant dans l’allocation des ressources complémentaires. Les communes performantes bénéficient d’incitations, tandis que les contre-performances entraînent des pertes financières.

Elle a appelé les élus à incarner eux-mêmes l’exemplarité en matière de paiement des redevances locales et à s’impliquer activement dans l’optimisation des recettes fiscales et non fiscales. La rigueur financière, a-t-elle souligné, n’est plus une option, mais une condition de crédibilité et de développement.

Transparence et redevabilité : restaurer la confiance citoyenne

Enfin, la question de la reddition de comptes a été abordée avec fermeté. Publication régulière des budgets, diffusion des rapports d’activités, organisation d’au moins deux séances annuelles de reddition de comptes : autant d’exigences présentées comme des instruments de consolidation de la confiance.

« La transparence protège les élus autant qu’elle rassure les citoyens », a-t-elle affirmé, suscitant une adhésion visible dans la salle.

À l’issue de son intervention, une ovation spontanée a salué la clarté et la densité de son exposé. En lançant son septennat communal sous le sceau d’une gouvernance apaisée, inclusive et performante, l’UPR affiche une ambition assumée : faire des 77 communes du Bénin de véritables pôles de transparence, de responsabilité et d’efficacité au service du développement local.

Auteur

Firmin SOWANOU

Firmin SOWANOU

Directeur de Publication KAFOWEB

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