Le Burundi a officiellement déposé à New York, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), la candidature de Macky Sall, ancien président du Sénégal, dans le cadre du processus de sélection du prochain Secrétaire général de l’institution onusienne.
Cette démarche diplomatique est portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, à un moment où le Burundi assure la présidence en exercice de l’Union africaine. Elle s’inscrit dans une dynamique de positionnement stratégique du continent africain au sein des grandes instances internationales.
Une ambition africaine pour la gouvernance mondiale
À travers ce dépôt officiel, Bujumbura affiche sa volonté de soutenir une candidature africaine jugée crédible et expérimentée pour diriger l’ONU. Fort de son parcours à la tête du Sénégal pendant douze ans, Macky Sall bénéficie d’une expérience reconnue en matière de gouvernance, de diplomatie multilatérale et de médiation régionale.
Le dépôt de sa candidature marque ainsi une étape formelle dans un processus hautement compétitif, où les équilibres géopolitiques et les soutiens régionaux jouent un rôle déterminant.
Un signal politique fort
En soutenant officiellement Macky Sall, le Burundi, sous l’impulsion de son chef d’État, envoie un signal politique fort quant à la capacité du continent africain à proposer des profils de haut niveau pour diriger les institutions internationales majeures.
Cette initiative pourrait également raviver le débat sur la représentativité régionale à la tête de l’ONU, alors que l’Afrique n’a encore jamais occupé le poste de Secrétaire général depuis la création de l’organisation en 1945.
Le processus de sélection, qui implique notamment le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies, s’annonce décisif dans les prochains mois.

















