L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, ce samedi 9 mai 2026, la proposition de loi portée par le parti Pastef visant à modifier le Code électoral. Le texte a été validé en seconde lecture par une large majorité de 128 voix, marquant une étape déterminante dans le processus de réforme du système électoral sénégalais.
Cette nouvelle délibération est intervenue à la suite d’une saisine du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, conformément aux dispositions de l’article 73 de la Constitution. La démarche présidentielle faisait suite à la constatation de divergences entre deux versions du texte initialement adopté, une situation qui avait suscité des interrogations sur la conformité et la clarté du dispositif législatif.
Face à cette controverse, les autorités ont privilégié une reprise de l’examen parlementaire afin de garantir la transparence du processus et la sécurité juridique de la réforme. À l’issue des débats, le gouvernement a assuré que l’ensemble de la procédure législative avait été conduit dans le strict respect des règles constitutionnelles et parlementaires en vigueur.
Présentée comme une réforme structurante pour l’avenir démocratique du Sénégal, cette modification du Code électoral revêt également une forte portée politique. Plusieurs observateurs estiment en effet qu’elle pourrait redéfinir les conditions de participation aux prochaines compétitions électorales et lever certains obstacles juridiques susceptibles d’affecter la candidature de personnalités majeures de la scène politique sénégalaise, notamment celle d’Ousmane Sonko en perspective de l’élection présidentielle de 2029.
Par cette adoption définitive, le pouvoir en place entend consolider les bases institutionnelles du système électoral sénégalais tout en ouvrant une nouvelle séquence dans le débat politique national autour des réformes démocratiques et de l’inclusivité du jeu électoral.

















