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Santé communautaire dans le Zou : le CDLS-TP tient sa première session ordinaire sous la présidence du préfet Laurent ZOMAÏ, au cœur de l’immersion de la nouvelle mandature

Dans le cadre de la présentation de la politique nationale de santé communautaire dans le département du Zou, la petite salle de conférence de la Préfecture du Zou a servi de cadre, ce lundi 28 septembre 2026, à une séance d’immersion au profit de la nouvelle architecture départementale. Présidée par le préfet du Zou, Laurent Dhossou ZOMAÏ, président du Conseil départemental de lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (CDLS-TP), cette session a permis aux acteurs concernés de se pencher sur plusieurs questions relatives à la santé communautaire dans le département.

Le CDLS-TP constitue le seul et unique cadre institutionnel permettant aux acteurs de la santé humaine, animale, environnementale et des affaires sociales ainsi qu’aux autorités politico-administratives des collectivités territoriales sans oublier les organisations de la société civile de mieux échanger autour des questions liées aux maladies prioritaires cibles du CNLS-TP et la santé communautaire. Sa composition comprend notamment le préfet du département, Laurent Dhossou ZOMAÏ, en qualité de président ; le Dr Juvenal AKOHA, coordonnateur/chef de la Cellule départementale du Conseil national de lutte contre le SIDA et les épidémies, en qualité de rapporteur ; des maires , ainsi que les directeurs départementaux, notamment le DDS, le DDAEP et le DDCVT, qui en sont membres. S’ajoutent également le représentant des jeunes , des femmes, les ONG et le représentant du Réseau béninois des associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Une ouverture placée sous le signe de l’écoute et de l’action concertée

À l’ouverture des travaux, le président du conseil, le préfet Laurent Dhossou ZOMAÏ, a souhaité la bienvenue aux participants et les a remerciés pour leur disponibilité. Revenant sur l’importance de ce cadre, tirant sa légitimité juridique d’une décision des conseils des ministres, il a souligné qu’il prend en compte un volet particulièrement important de la vie, à savoir la santé dans une approche One Health ( une seule santé). Désormais la multisectorialité doit occuper une place prépondérante dans la gestion des évènements de santé quelque soit leur origine ( humaine, animale, environnementale et sociale.

Le préfet a, à cet effet, invité les participants à prêter une écoute attentive aux différents débats afin qu’au terme de la séance, des décisions constructives puissent être prises.

Prenant ensuite la parole, le coordonnateur/chef de la Cellule départementale, le Dr Juvenal AKOHA, a présenté en premier lieu , le CNLS-TP et ses démembrements avant d’aborder l’état des lieux de la politique nationale de santé communautaire du département. Dans son développement, il a apporté des détails sur les différents aspects de la santé humaine, animale, environnementale et affaires sociales

Les deux premières présentations inscrites à l’ordre du jour ont été faites par le Dr AKOHA, coordonnateur départemental. Le dernier point relatif à la mise en œuvre de la riposte contre la rage a, quant à lui, été développé par le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche du Zou, Monsieur AKPAMOULI A. Thierry Olivier.

Relais communautaires : harmoniser les interventions et renforcer la remontée de l’information

Dans le déroulement de l’ordre du jour, le coordonnateur a présenté dans son ensemble le niveau de la santé humaine, animale, végétale et environnementale dans le département. Il a également apporté des communications sur le fonctionnement du programme des relais communautaires, leur cahier des charges, leur collaboration avec les élus locaux et l’autorité préfectorale, leurs critères d’évaluation ainsi que les objectifs à atteindre.

À l’issue de cette communication, les participants ont posé plusieurs questions de compréhension auxquelles le coordonnateur a apporté des réponses.

Sous la supervision du président du conseil, il a été décidé que désormais une harmonisation des invitations des relais communautaires aux différentes activités dans le département sera assurée avec une lettre d’information officielle en direction du préfet pour toutes sollicitations desdits acteurs quelque soit la structure utilisatrice .

Il a également été retenu la régularisation de la remontée de l’information sur l’inefficacité des relais ainsi que la tenue régulière des sessions du conseil communal.

Riposte contre la rage : plus de 4 000 doses déjà commandées et une seconde commande de plus de 6 000 doses

Le point relatif à la riposte contre la rage a ensuite été abordé par le DDAEP, Monsieur AKPAMOULI A. Thierry Olivier. Celui-ci a expliqué que les dispositions pratiques prises pour la riposte contre la rage constituent une véritable priorité pour sa direction.

Dès lors qu’il a appris, à travers les relais communautaires, les différents cas récents de morsure enregistrés dans le département, il s’est dépêché d’adresser une correspondance à sa tutelle, en collaboration avec le préfet, pour solliciter une campagne de vaccination contre la rage dans le département. Cette demande a finalement été accordée et même généralisée au plan national.

Selon ses propos, la première dose commandée était de plus de 4 000 doses. Ce stock a déjà évolué et il reste environ 900 doses. Afin de prévenir les besoins, une seconde commande de plus de 6 000 doses a déjà été lancée pour pouvoir couvrir les besoins sur la période qui prend fin le 15 octobre prochain.

Le responsable a également indiqué que le vaccin, normalement vendu à 7 000 FCFA, est revenu à 1 000 FCFA grâce à la prise en charge par l’État central. Il a remercié le Gouvernement à cet effet.

Répondant aux différentes questions relatives à la présence des vétérinaires agréés de l’État dans le Zou, et au fait que la vaccination ne se fait pas porte à porte mais nécessite que les propriétaires se déplacent avec les chiens, il a expliqué que chaque commune du Zou est couverte par un vétérinaire mandataire. Il a promis d’échanger avec les vétérinaires afin de voir les mesures complémentaires pouvant faciliter davantage la tâche aux propriétaires d’animaux d’accompagnement.

Pour répondre à ces préoccupations, les participants, sous les orientations du préfet, ont proposé plusieurs pistes, notamment la redynamisation de la communication sur la campagne afin que tous soient informés à travers les crieurs publics, les relais communautaires et les élus.

Le conseil envisage également, en collaboration avec les cabinets vétérinaires mandataires de la campagne de vaccination des animaux de compagnie, la possibilité d’utiliser les bureaux d’arrondissement comme sites de ralliement pour les populations, à l’image de l’expérience de la commune d’Abomey.

Le préfet fixe des orientations aux communes pour accompagner la santé communautaire

Au terme de ces échanges, le préfet, en même temps président du Conseil départemental, a repris la parole pour remercier les participants et donner certaines lignes directrices afin d’accompagner la santé communautaire dans le département.

À l’endroit des maires, Laurent Dhossou ZOMAÏ a recommandé l’inscription, dans le prochain budget primitif, d’une ligne budgétaire consacrée à l’appui à la santé communautaire et à l’action sociale notamment sur les activités de sensibilisation et d’appui aux agents de santé communautaire ainsi qu’à l’action sociale. Il a précisé que si cette ligne ne figure pas dans un budget, il ne procédera pas à sa approbation.

Le préfet a ensuite souhaité que la Communauté des communes du Zou (CCZ) propose deux personnes qui participeront désormais aux sessions : une représentante et un représentant des jeunes.

Ont pris part à cette session les membres du conseil, notamment le préfet, président du CDLS-TP, le coordonnateur/chef de la Cellule départementale, les maires du département, le DDAEP, le DDCVT, la chargée de mission de nutrition de la région Centre de l’ANAN, Madame Mireille HOUENSOU, le représentant des ONG en la personne de Mesmin Tadegla DJEDJI, directeur exécutif de GRASID-ONG, avec son chargé de programme Ambroise TOHINNOU, ainsi que les chefs services de la préfecture.

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Auteur

Firmin SOWANOU

Firmin SOWANOU

Directeur de Publication KAFOWEB

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