À l’issue du Conseil des ministres tenu le mercredi 1er juillet 2026, sous la présidence du Président de la République et Chef du Gouvernement, Romuald Wadagni, le gouvernement béninois a procédé à la désignation de plusieurs personnalités appelées à siéger au sein du Conseil Économique et Social (CES), conformément aux dispositions régissant cette institution consultative de la République. Ces nominations, qui concernent l’ensemble des départements du pays, participent à la mise en place des instances de cette institution chargée d’éclairer les pouvoirs publics sur les grandes questions économiques, sociales, culturelles et environnementales. Dans le département du Couffo, toutefois, la désignation des représentants du Bloc Républicain (BR) suscite des interrogations au sein d’une partie de la base militante. C’est dans ce contexte qu’une correspondance officielle adressée au président du parti, Abdoulaye Bio Tchané, par Esky M. AMOWOGBEGNON, coordonnateur du Bloc Républicain dans l’arrondissement de Dekpo, commune d’Aplahoué, sollicite des éclaircissements sur les critères ayant conduit à ces choix. Sans remettre en cause les personnalités désignées, l’auteur appelle à davantage de transparence afin de préserver la cohésion et le sentiment d’équité au sein du parti.
Datée du 9 juillet 2026 et enregistrée au secrétariat du Bureau politique national du Bloc Républicain, la correspondance s’ouvre par un message de félicitations adressé à Abdoulaye Bio Tchané, à la suite de sa désignation comme membre du Conseil Économique et Social au niveau national. L’auteur y salue le parcours de l’ancien ministre du Plan et du Développement, estimant que cette nomination vient couronner une carrière marquée par une riche expérience dans les domaines économique, administratif et politique.
Au-delà de cet hommage, la lettre met en avant les résultats enregistrés par le Bloc Républicain dans le département du Couffo lors des élections législatives et communales de janvier 2026. Selon Esky M. AMOWOGBEGNON, ces performances sont le fruit de l’engagement collectif des militants et responsables politiques issus des différentes communes du département. À ses yeux, cette mobilisation devrait également se traduire par une représentation équilibrée des territoires dans les nominations aux institutions de la République.
Le point central de la correspondance concerne la désignation des représentants du Bloc Républicain appelés à siéger au Conseil Économique et Social pour le compte du département du Couffo. Les personnalités retenues sont François BODO, Sévérine SOGNON et Grégoire TOHONDO. Selon l’auteur de la lettre, ces trois personnalités sont toutes originaires de la commune de Dogbo, plus précisément de l’arrondissement de Tota.
Pour le coordonnateur de Dekpo, cette situation soulève une interrogation sur l’équilibre territorial des désignations. Il rappelle que le département du Couffo est composé de plusieurs communes et arrondissements ayant tous contribué, chacun à son niveau, au rayonnement du Bloc Républicain. Dans ce contexte, il estime qu’une représentation concentrée dans une même commune et un même arrondissement mérite des explications afin de dissiper toute incompréhension et de conforter la confiance des militants des autres localités.
L’auteur prend néanmoins le soin de préciser que sa démarche ne constitue ni une contestation des compétences ni une remise en cause des mérites des personnalités désignées. Selon lui, la réflexion porte exclusivement sur les principes d’équité, d’inclusion et de représentativité territoriale qui devraient, à ses yeux, guider les choix opérés au sein d’une formation politique ayant une implantation nationale.
La correspondance fait également état de réactions enregistrées depuis la publication de la liste des représentants. D’après son auteur, plusieurs militants et responsables du parti auraient exprimé leurs préoccupations aussi bien sur le terrain que sur les plateformes d’échanges internes. Il estime qu’une communication officielle de la direction nationale permettrait d’apaiser les inquiétudes et de renforcer la cohésion autour des décisions prises.
Dans son argumentaire, Esky M. AMOWOGBEGNON évoque également le cas de l’Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) qui, selon lui, aurait privilégié une répartition de ses représentants entre différentes communes du département. Cette comparaison est présentée comme un élément de réflexion sur les mécanismes susceptibles de favoriser une représentation territoriale plus équilibrée.
Au cœur de sa correspondance, le coordonnateur de Dekpo formule plusieurs interrogations à l’endroit de la direction nationale du Bloc Républicain, notamment sur les critères ayant conduit à la désignation des représentants du Couffo, les garanties d’une meilleure prise en compte des autres communes lors des prochaines nominations ainsi que les dispositions envisagées pour préserver l’unité et la cohésion du parti dans le département.
Au-delà du cas spécifique du Couffo, cette correspondance relance le débat sur la représentativité territoriale dans les nominations aux institutions de la République et sur les mécanismes de gouvernance interne des formations politiques. Si les personnalités désignées ne sont pas mises en cause dans ce document, les interrogations formulées traduisent une attente de clarification sur les critères qui ont guidé les choix opérés.
Reste désormais à savoir si la direction nationale du Bloc Républicain apportera une réponse officielle aux préoccupations exprimées dans cette correspondance. Une prise de position des instances dirigeantes permettrait sans doute de lever les zones d’ombre relevées par son auteur, de préciser les critères ayant présidé aux désignations et de renforcer davantage la confiance des militants dans le processus de représentation du parti au sein du Conseil Économique et Social. En attendant une éventuelle réaction officielle, cette correspondance continue d’alimenter les échanges au sein de la classe politique et des militants du Bloc Républicain dans le département du Couffo.

















