Au terme de trois jours de déplacement dans la région du Golfe, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé, mercredi 21 octobre, sa volonté de faire preuve de fermeté face aux auteurs de violences survenues en France. Contesté pour avoir maintenu son agenda diplomatique malgré les tensions intérieures, il assume son choix et annonce une réunion avec les services de renseignement afin de faire toute la lumière sur l’anticipation de la mobilisation du 17 octobre.
« La main ne doit pas trembler au sommet de l’État »
Depuis Doha, capitale du Qatar, Emmanuel Macron a renouvelé son appel à la fermeté face aux auteurs des violences qui ont marqué le week-end en France. « La main ne doit pas trembler au sommet de l’État », a-t-il déclaré mercredi 21 octobre, estimant qu’aucune fébrilité ne devait transparaître dans la conduite des affaires publiques.
« Il ne doit pas y avoir de fébrilité », a-t-il également insisté lors d’une conférence de presse. Par ces déclarations, le chef de l’État entend réaffirmer sa détermination à maintenir le cap face aux troubles, alors que sa présence dans le Golfe suscite des critiques dans son pays.
Un agenda diplomatique maintenu malgré les critiques
Le président français a également défendu sa décision de poursuivre la tournée prévue dans le Golfe, malgré les violences enregistrées sur le territoire national. Il a justifié ce choix par la nécessité de préserver l’image de la France dans cette région stratégique, mais aussi de tenir compte des intérêts des ressortissants français.
« J’assume totalement d’avoir maintenu ce qui était prévu, d’abord pour l’image de la France dans cette région, ensuite par rapport à nos compatriotes », a-t-il affirmé.
Ce déplacement de trois jours était notamment consacré à la sécurisation des approvisionnements en carburant de la France, un enjeu stratégique dans un contexte où les relations avec les pays du Golfe occupent une place importante dans les priorités diplomatiques et économiques françaises.
Les services de renseignement appelés à s’expliquer
Au-delà de la réponse sécuritaire, Emmanuel Macron a annoncé la convocation, jeudi, d’une réunion avec les services de renseignement. Ces derniers sont accusés de ne pas avoir suffisamment anticipé la mobilisation du 17 octobre.
Le chef de l’État a promis la transparence sur ce dossier, dans un contexte où la capacité des services concernés à anticiper les rassemblements et les risques de débordements fait l’objet d’interrogations.
Cette réunion doit ainsi permettre d’examiner les conditions dans lesquelles la mobilisation a été anticipée et d’éclairer les éventuelles insuffisances relevées dans le dispositif de renseignement.
« Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche »
Face aux critiques suscitées par le maintien de son déplacement, Emmanuel Macron a revendiqué la continuité de son action présidentielle. « Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche », a-t-il déclaré à Doha.
Le président français entend ainsi dissocier la conduite des engagements diplomatiques de la gestion des tensions intérieures, tout en réaffirmant la nécessité d’une réponse ferme aux violences et d’une clarification des circonstances entourant la mobilisation du 17 octobre.
À l’issue de cette tournée dans le Golfe, l’attention se porte désormais sur les suites de la réunion annoncée avec les services de renseignement et sur les mesures susceptibles d’être prises à la lumière des éléments examinés.
















