En conseil des ministres tenu à la fin du mois de mars 2026, le gouvernement béninois a acté la fin de fonction d’Angela Aquereburu Rabatelle à la tête de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB), où elle occupait le poste de Directrice générale depuis février 2025. Son remplacement a été décidé sans communication détaillée des motifs officiels, laissant place à de nombreuses interrogations sur les raisons de ce départ anticipé.
Ce passage relativement court à la direction de l’audiovisuel public aura néanmoins été marqué par une dynamique de réformes. L’ancienne responsable aurait impulsé plusieurs changements internes, notamment une réorganisation des formats d’information, l’introduction de nouveaux rendez-vous éditoriaux, ainsi qu’un effort de structuration et de renforcement des exigences professionnelles au sein de la rédaction.
Cependant, selon plusieurs recoupements, la gestion d’Angela Aquereburu Rabatelle n’aurait pas fait l’unanimité en interne comme en externe. Certaines sources évoquent en effet un ensemble de manquements et de situations ayant progressivement fragilisé sa position à la tête de l’institution, en dépit de l’absence de communication officielle détaillée sur les motifs de son départ.
Parmi les éléments rapportés, son absence du territoire national lors des événements du 7 décembre 2025, période marquée par une situation sécuritaire sensible, aurait été mal perçue par les autorités, qui avaient alors appelé au rappel de certains responsables administratifs. Cet épisode aurait contribué à installer un climat de réserve autour de sa gestion.
D’autres critiques portent également sur la couverture médiatique de la présentation du projet de société du candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, tenue le 21 mars au Palais des Congrès. Des dysfonctionnements organisationnels et éditoriaux auraient été relevés dans le traitement de cet événement jugé stratégique, avec des impacts supposés sur la qualité de la diffusion et la mise en valeur de l’activité.
Enfin, un dernier incident aurait également pesé dans la balance. Il s’agirait d’un échange tendu entre la Directrice générale et une ancienne députée devenue ministre conseillère, survenu dans le cadre d’une activité officielle. Selon certaines informations, une divergence d’appréciation aurait conduit à une tension verbale avant un réajustement de position sous médiation. Cet épisode, survenu le jour même de son limogeage, aurait contribué à accentuer les tensions autour de sa gouvernance.
Au total, si les autorités n’ont pas officiellement détaillé les motifs de ce départ, plusieurs éléments convergents évoqués par diverses sources laissent entrevoir un cumul de facteurs administratifs, organisationnels et relationnels. Le départ d’Angela Aquereburu Rabatelle apparaît ainsi comme une décision brusque pour l’intéressée, venant clôturer une expérience marquée à la fois par des ambitions de réforme et des controverses de gestion.

















