À l’approche du coup d’envoi de l’année scolaire 2026-2027, le climat s’est subitement tendu à l’École primaire publique (EPP) Djègbè Houinlinhouin, située dans la commune d’Abomey. Entrée barricadée par des rameaux et colère des riverains : une partie de la population locale exige le départ de la directrice de l’établissement et menace de s’opposer à la reprise des classes.
Face au risque de paralysie de l’école, le Préfet du département du Zou, Laurent Zomaï, et le Maire d’Abomey, Franck Kpassassi, ont pris la mesure de l’urgence. Le mardi 8 septembre 2026, accompagnés du Commissaire central d’Abomey, Boris Tossou, ils ont réuni autour d’une même table l’ensemble des parties prenantes. De la directrice aux représentants des parents d’élèves (APE), en passant par les sages, la jeunesse, l’association de développement du quartier et les responsables éducatifs locaux, chacun a pu exprimer ses griefs dans un cadre officiel.
Bien décidés à ne pas se limiter à une réunion de salon, le Préfet Laurent Zomaï et le Maire Franck Kpassassi se sont ensuite rendus directement sur le terrain, à l’EPP Djègbè Houinlinhouin. Au contact direct des habitants, les autorités ont prôné la retenue et la responsabilité, écartant fermement toute logique d’affrontement au profit du dialogue constructif. Pour l’exécutif local, la priorité absolue demeure la sécurité des élèves, le respect du corps enseignant et le maintien d’un environnement d’apprentissage serein.
Cette méthode d’écoute active a immédiatement porté ses fruits. En réponse au leadership des autorités préfectorales et municipales, les acteurs communautaires ont réaffirmé leur engagement à préserver le calme et à laisser les instances compétentes traiter le dossier sur le fond. Afin de sceller un accord définitif, la mairie d’Abomey a annoncé la tenue prochaine d’une nouvelle rencontre avec les populations pour parvenir à une solution pleinement consensuelle.

















