Moralisation de la vie publique et exemplarité des gouvernants : l’autorité préfectorale met l’accent sur l’intégrité, la transparence, le respect de la loi et la primauté de l’intérêt général.
La salle de conférence de la Préfecture d’Abomey a accueilli, ce lundi 26 octobre 2026, une étape de la tournée départementale de sensibilisation de la Haute Cour de Justice consacrée à la moralisation de la vie publique et à l’exemplarité des gouvernants. Présidée par Dandi GNAMOU, Présidente de la Haute Cour de Justice, cette rencontre s’est déroulée en présence des juges de l’institution, du procureur de la République et du préfet du département du Zou, Dhossou Laurent Zomaï. Dans son allocution de bienvenue, l’autorité préfectorale a délivré un message axé sur les exigences éthiques de l’action publique et la responsabilité des dirigeants dans la préservation de la confiance entre les institutions et les citoyens.

À Abomey, l’éthique publique au cœur des exigences de gouvernance

En accueillant Dandi GNAMOU et la délégation de la Haute Cour de Justice sur la terre historique d’Abomey, le préfet Laurent Zomaï a souligné la portée de cette initiative de sensibilisation, qui place la moralisation de la vie publique au centre des préoccupations liées à la qualité de la gouvernance.
Dans ses mots de bienvenue, il a rappelé que la confiance entre le peuple et ses dirigeants constitue le socle de toute nation démocratique. Sa préservation repose sur la capacité des responsables publics à exercer leurs fonctions avec intégrité, impartialité et un sens élevé du devoir.
Pour l’autorité préfectorale, l’éthique publique ne saurait être une simple posture de circonstance ou une formule de discours. Elle constitue une exigence fondamentale qui doit guider les décisions, les comportements et les pratiques de tous ceux qui sont investis d’une responsabilité au service de la collectivité.
Intégrité et transparence : les fondements d’une gestion responsable des affaires publiques

Dans son allocution, le préfet du Zou a insisté sur la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des considérations personnelles. Gouverner ne consiste pas à jouir de privilèges, mais à assumer pleinement une charge au service de la nation et des populations.
Il a notamment souligné que chaque denier public engagé, chaque décision administrative et chaque signature sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la vie des citoyens, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et des services essentiels. La gestion des ressources publiques exige, de ce fait, rigueur, transparence et obligation de rendre compte.
Abordant les pratiques contraires à l’éthique, Laurent Zomaï a attiré l’attention sur la corruption, le népotisme et le clientélisme, qu’il a présentés comme des facteurs de rupture de la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Au-delà de leur dimension juridique, ces dérives portent atteinte aux principes d’équité et de justice qui doivent encadrer l’action publique.

Dans cette perspective, il a mis en avant trois exigences majeures : la transparence dans la gestion des fonds publics et la reddition régulière des comptes, la valorisation du mérite au détriment du favoritisme, ainsi que le respect rigoureux de la loi. Des principes qui doivent s’imposer à tous, sans distinction de rang ni de fonction.
L’exemplarité des gouvernants, une exigence qui engage toute la société

Le préfet Laurent Zomaï a également mis en relief le rôle déterminant de l’exemplarité des dirigeants dans la promotion d’une culture de probité. Les comportements adoptés au sommet de la hiérarchie publique influencent les pratiques administratives et les attitudes au sein de la société.
L’intégrité, la transparence et l’équité doivent ainsi se manifester dans les actes quotidiens des responsables publics. L’exemplarité ne saurait se limiter à des déclarations de principe : elle doit se traduire par des décisions conformes aux lois, une gestion équitable des ressources et une conduite respectueuse des obligations attachées à la fonction publique.
Cette exigence implique également que nul ne se place au-dessus de la loi. Pour l’autorité préfectorale, le respect des normes juridiques constitue un pilier essentiel de la moralisation de la vie publique et de la consolidation de la confiance envers les institutions.
Toutefois, il a souligné que l’éthique ne peut s’imposer par les seuls textes ou par décret administratif. Elle nécessite aussi une vigilance citoyenne constante et le refus de toute complaisance face aux comportements contraires à l’intérêt général. Une responsabilité collective qui interpelle aussi bien les gouvernants que les citoyens.
Un appel à la responsabilité et au service du bien commun

En conclusion de son intervention, le préfet du département du Zou a invité les participants à considérer cette tournée de sensibilisation comme un appel à une responsabilité accrue dans l’exercice des fonctions publiques. Il a rappelé que l’autorité ne doit jamais être considérée comme un droit illimité, mais comme une charge qui impose des devoirs envers la nation et les populations.
Réitérant ses souhaits de cordiale bienvenue à Dandi GNAMOU et à l’ensemble de la délégation, il a exprimé sa reconnaissance pour leur présence dans le département du Zou et formulé le vœu de voir les travaux se dérouler dans des conditions fructueuses.
À travers ce message, le préfet Laurent Zomaï a placé l’éthique, la probité et l’exemplarité au cœur de la réflexion sur la gouvernance publique. Son intervention rappelle que la qualité de l’action publique ne se mesure pas uniquement aux décisions prises, mais également à la rigueur morale, à la transparence et au sens des responsabilités qui président à leur mise en œuvre. Autant de principes indispensables à la préservation de la confiance des citoyens et à la défense durable de l’intérêt général.
















