Le débat autour de la succession du président Patrice Talon prend une nouvelle tournure. Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir (RE), a vivement réagi à la récente déclaration du chef de l’État, évoquant la possibilité d’un candidat commun avec son prédécesseur Boni Yayi.
Lors d’une interview accordée à Jeune Afrique le 14 mars 2025, Patrice Talon, interrogé sur la désignation de son dauphin, n’a pas exclu une convergence avec Boni Yayi. « Peut-être nous retrouverons-nous autour du même choix, qui sait ? », a-t-il déclaré. Une phrase qui fait grand bruit sur l’échiquier politique béninois.
Invité sur Bip Radio ce dimanche 30 mars 2025, Candide Azannaï a exprimé son indignation face au silence de l’opposition, et en particulier de Boni Yayi, face à cette déclaration. L’ancien ministre de la Défense estime que l’ancien président et chef du parti Les Démocrates devrait réagir publiquement pour clarifier sa position.
« Je n’ai pas entendu un démenti formel, public, vigoureux, tranché », a martelé Azannaï, exigeant une prise de parole sans ambiguïté de Boni Yayi : « Il faut que Yayi parle, qu’il dise clairement : ‘Non, je ne ferai pas de candidat commun avec Patrice Talon’ ».
Qualifiant une telle alliance de calamiteuse, Candide Azannaï promet d’exercer une pression accrue sur Boni Yayi et le parti Les Démocrates pour qu’ils se positionnent clairement face à l’opinion publique. « Qu’ils sortent de ce petit jeu », a-t-il insisté.
Alors que l’échéance de 2026 se rapproche, cette polémique pourrait accentuer les tensions au sein de l’opposition béninoise, déjà en quête de stratégie pour affronter la majorité présidentielle.