Née en 1975 à Ouagadougou d’un père français et d’une mère burkinabè, Nathalie Villette-Wadagni porte en elle une double culture franco-burkinabè qui a profondément façonné son identité, son ouverture sur le monde ainsi que son parcours professionnel. Plusieurs médias rappellent qu’elle a grandi au Burkina Faso avant de poursuivre ses études supérieures puis sa carrière à l’international. Épouse du président Romuald Wadagni, elle est également mère de deux enfants.
Longtemps restée à l’écart des projecteurs et de l’exposition médiatique, Nathalie Villette-Wadagni entre désormais dans la lumière à la faveur de l’investiture de son époux comme président de la République du Bénin, ce dimanche 24 mai 2026. Banquière internationale au parcours impressionnant, femme engagée en faveur du leadership féminin et figure discrète de la haute finance africaine, la nouvelle Première dame du Bénin affiche un profil atypique qui suscite déjà admiration, curiosité et attention aussi bien au Bénin que dans la sous-région ouest-africaine.
Depuis ce matin, un nouveau visage s’impose ainsi dans le paysage institutionnel béninois : celui de Nathalie Villette-Wadagni, désormais Première dame du Bénin. Peu connue du grand public jusqu’ici, l’épouse du chef de l’État possède pourtant un parcours académique et professionnel d’une rare densité, construit entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
Nathalie Villette-Wadagni appartient à cette génération de femmes africaines ayant réussi à s’imposer dans les milieux les plus exigeants de la finance mondiale. Son parcours universitaire témoigne d’un niveau d’excellence particulièrement élevé. Elle obtient d’abord, en 1998, un master en banque et finance à l’Université Paris-Dauphine, l’un des établissements français les plus réputés dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance.
Elle poursuit ensuite son cursus à l’Université Paris 13 où elle décroche, en 1999, un diplôme de troisième cycle en finance d’entreprise. Son mémoire portait sur la structuration de la dette dans le financement d’acquisition, un domaine particulièrement technique généralement réservé aux spécialistes de la haute finance internationale.
Mais son parcours académique ne s’arrête pas là. En 2015, elle suit également un programme exécutif de management général à la prestigieuse Harvard Business School aux États-Unis. Cette institution américaine figure parmi les écoles de management les plus influentes au monde et forme régulièrement des dirigeants de multinationales, de hauts responsables politiques ainsi que de grands chefs d’entreprise internationaux.
Au regard de ce parcours universitaire exceptionnel, de nombreux observateurs considèrent déjà Nathalie Villette-Wadagni comme probablement l’une des Premières dames les plus diplômées de la sous-région ouest-africaine.
Avant son entrée dans la sphère présidentielle, Nathalie Villette-Wadagni a construit pendant plus de vingt-cinq années une solide carrière dans l’univers de la banque d’investissement et de la finance internationale. Entre 2000 et 2012, elle évolue au sein du groupe bancaire suisse UBS à Londres, l’une des plus grandes places financières mondiales.
Durant cette période, elle participe à plusieurs opérations financières majeures portant notamment sur la structuration de prêts internationaux, le financement de multinationales, des opérations de rachat d’entreprises ainsi que des restructurations de dettes. Elle intervient dans des secteurs particulièrement stratégiques de la banque, notamment les prêts syndiqués, les financements à effet de levier et les acquisitions d’entreprises.
Parmi les dossiers emblématiques sur lesquels elle a travaillé figure notamment le rachat du groupe français Picard Surgelés avec le fonds d’investissement Candover.
En février 2013, Nathalie Villette-Wadagni rejoint Ecobank Transnational Incorporated, l’un des plus importants groupes bancaires africains. Grâce à son expérience internationale et à ses compétences reconnues dans le secteur financier, elle gravit rapidement les échelons de responsabilité.
D’abord chargée des grands comptes internationaux, elle devient ensuite responsable groupe des grandes entreprises mondiales. En 2019, elle est nommée responsable du bureau britannique de la banque de financement et d’investissement d’Ecobank. Depuis Londres, elle supervise alors des équipes implantées dans plusieurs grandes villes du monde, notamment à Paris, Dubaï, Pékin et Johannesburg.
Elle occupait également des fonctions stratégiques dans la gestion du crédit international du groupe couvrant pas moins de 34 pays africains, confirmant ainsi son statut de cadre dirigeante de haut niveau dans la finance internationale.
Au-delà de sa brillante carrière bancaire, Nathalie Villette-Wadagni s’est également engagée dans plusieurs initiatives liées au leadership féminin et à l’autonomisation des femmes. Elle a notamment collaboré avec Oxfam GB dans des programmes de développement des entreprises et a participé au comité d’investissement du fonds “Women in Enterprise”.
Sur ses différents profils professionnels, elle insiste régulièrement sur l’importance du leadership féminin, de la bonne gouvernance ainsi que de la représentation des femmes dans les sphères de décision.
Malgré ce parcours exceptionnel et cette carrière internationale impressionnante, Nathalie Villette-Wadagni demeure une personnalité particulièrement discrète sur le plan médiatique. Contrairement à certaines figures publiques fortement exposées, elle privilégie la sobriété et la retenue.
Son époux, le président Romuald Wadagni, avait d’ailleurs indiqué dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique en mars 2026 que les actions publiques de son épouse resteraient « dans le strict cadre des usages républicains ».
Cette discrétion rappelle à plusieurs observateurs celle de Claudine Talon, mais avec un profil international, technocratique et financier encore plus affirmé.
Avec ses diplômes prestigieux, son expérience acquise dans les plus grandes banques internationales et ses importantes responsabilités stratégiques, Nathalie Villette-Wadagni incarne aujourd’hui une nouvelle génération de Premières dames africaines : des femmes instruites, expérimentées, influentes, respectées dans les milieux professionnels internationaux et capables de porter une image moderne de la fonction.
Au Bénin comme dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine, son profil impressionne déjà de nombreux observateurs et pourrait contribuer à renforcer davantage l’image moderne, professionnelle et internationale du rôle de Première dame.
Bon mandat à Son Excellence Madame la Première dame du Bénin, Nathalie Villette-Wadagni, ainsi que plein succès au président de la République du Bénin, Son Excellence Romuald Wadagni.














