Le député sénégalais Guy Marius Sagna a vivement critiqué l’orientation politique actuelle du régime du président Bassirou Diomaye Faye, estimant qu’aucun Sénégalais engagé dans le combat pour l’alternance n’aurait soutenu le projet présidentiel si celui-ci avait été présenté comme une politique de dialogue avec « les oppresseurs du peuple » ou de réconciliation avec les auteurs présumés de détournements de deniers publics.
Dans une déclaration aux accents politiques forts, l’élu affirme que la dynamique populaire ayant conduit à la victoire de Bassirou Diomaye Faye en 2024 reposait avant tout sur une exigence de rupture, de justice et de reddition des comptes. Selon lui, les militants, les soutiens financiers et les citoyens mobilisés durant la campagne — y compris en pleine période de Ramadan — ne se seraient jamais investis pour un projet fondé sur des compromis avec ceux qu’il considère comme responsables des souffrances du peuple sénégalais.
Guy Marius Sagna rappelle également le lourd tribut payé par certains acteurs du mouvement politique ayant précédé l’alternance, évoquant les arrestations, les détentions et les pertes en vies humaines enregistrées au cours des tensions politiques des dernières années.
Pour le parlementaire, une paix durable ne peut être construite sans justice. Rejetant toute logique de réconciliation qu’il jugerait contraire aux aspirations populaires, il martèle : « Sans justice, il ne peut y avoir de paix. »
Le député conclut sa prise de position par une citation qui, selon lui, résume son engagement politique :
« Si un jour je dois être sanctionné par les électeurs, je préfère que cela soit pour ma politique plutôt que pour l’abandon de ma politique. »













