Le projet d’autoroute Abidjan-Lagos, piloté par la CEDEAO, franchit une étape clé avec la finalisation des études techniques et la préparation du lancement des travaux. Ce corridor de 1 028 kilomètres, traversant cinq pays – Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria – est crucial pour le commerce intra-africain. Le Togo est le premier pays à entamer concrètement les travaux, marquant ainsi le début de la phase opérationnelle du projet.
Un corridor essentiel pour l’intégration régionale
Le corridor Abidjan-Lagos est un axe vital pour l’économie de l’Afrique de l’Ouest. Il assure près de 75 % des échanges commerciaux sous-régionaux, connectant les principales capitales économiques et facilitant la circulation des biens et des personnes. En reliant les principaux ports et centres urbains, cette infrastructure renforcera la compétitivité régionale et stimulera les investissements dans les pays traversés.
Études finalisées : un progrès majeur
Après plusieurs années de planification, les études techniques, environnementales et financières du projet sont désormais bouclées. Ces études ont permis d’évaluer l’impact du corridor sur les populations locales, de définir les tracés optimaux et d’anticiper les défis liés à la construction. La Banque africaine de développement et d’autres partenaires financiers ont accompagné ce processus pour garantir un projet structurant et viable à long terme.
Le Togo, premier pays à démarrer les travaux
Le gouvernement togolais prend les devants en lançant les premières phases de construction sur son territoire. Ce segment comprendra la modernisation des infrastructures existantes, la construction de nouveaux tronçons et l’aménagement d’échangeurs stratégiques. L’objectif est de fluidifier le trafic, réduire les coûts logistiques et favoriser les échanges commerciaux entre les pays voisins. Ce lancement au Togo servira de modèle pour les autres pays impliqués dans le projet.
Perspectives et défis
Malgré cette avancée majeure, plusieurs défis demeurent. Le financement intégral du projet reste un enjeu crucial, nécessitant des contributions publiques et privées. De plus, la gestion des impacts sociaux et environnementaux est essentielle pour assurer une mise en œuvre durable du corridor. Enfin, une coordination efficace entre les États concernés sera indispensable pour garantir l’harmonisation des infrastructures et des politiques de transport.
Un projet transformateur pour l’Afrique de l’ouest
Au-delà de son rôle logistique, le corridor Abidjan-Lagos s’inscrit dans une dynamique de transformation industrielle et commerciale. Il facilitera l’accès aux marchés, stimulera la création d’emplois et renforcera la compétitivité des entreprises locales. Son achèvement marquera une étape décisive dans l’intégration économique régionale, favorisant une croissance inclusive et durable.
Avec la fin des études et le lancement des travaux au Togo, le corridor Abidjan-Lagos entre dans une phase concrète de réalisation. Cette infrastructure stratégique, attendue depuis des années, promet de révolutionner la mobilité et le commerce en Afrique de l’Ouest. Le démarrage effectif au Togo marque un tournant décisif, et les prochaines étapes détermineront le rythme de son achèvement et son impact sur le développement régional.